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Vestiaire Collective arrête de revendre de la Fast-Fashion

La plateforme de revente de vêtements Vestiaire Collective a supprimé le 22 Novembre 2022 les articles de fast-fashion de son catalogue, quelques jours avant le Black Friday. Le site, qui a d’ailleurs renommé ce fameux vendredi noir “Better Friday”, précise dans son communiqué que cette action accompagne la décision de faire appel à une agence de conseil externe afin de monter, dans les 3 ans, une charte « fast-fashion », basée sur les trois critères suivants : qualité des produits, conditions de travail et empreinte carbone importante. 

Les enseignes concernées à ce jour sont Shein, Asos, Atmosphère, Boohoo, Burton, Coast, Dorothy Perkins, Fashion Nova, Karen Millen, Miss Selfridge, Missguided, Na-Kd, Nasty Gal, Oasis, Pretty Little Things, Topman et Topshop ou encore Warehouse. Le site précise que cette liste s’allongera “dans un second temps”.

L’accueil de cette annonce est mitigé. Si c’est un pas en avant de la part de la plateforme pour cesser de cultiver la surconsommation de cette mode jetable, elle amène un questionnement. Que faire de cette quantité de pièces de fast-fashion qui ne doit pas être jetée, si on ne peut plus la revendre ?

Vestiaire Collective répond à la question en s’associant à la fondation guano-américaine The Or, avec laquelle la plateforme s’engage à déployer des solutions pratiques pour les pièces de fast-fashion possédées par ses cyberclients qui comprendront la réutilisation, le recyclage, l’upcycling, ou la possibilité de faire des dons. La fondation The Or est donc basée au Ghana, là où se trouve l’un des plus grands marchés de seconde main au monde, rappelons-le.

C’est d’ailleurs une image d’une de leurs nombreuses décharges à ciel ouvert, en Afrique, que Vestiaire collective à choisi pour illustrer leur décision.

La plateforme souhaite ainsi « se débarrasser complètement de la fast fashion d’ici le Better Friday 2024.”